Il a dû renoncer au football à cause de la taille de son entrejambe : “J’ai eu les croisés du calbar”

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Il a dû renoncer au football à cause de la taille de son entrejambe : “J’ai eu les croisés du calbar”

Il rêvait de football, de pelouses anglaises et de passes millimétrées. Pourtant, ce n’est ni une blessure ni un manque de talent qui a stoppé net son parcours.

Ce sont quelques mots, des regards et une honte silencieuse qui ont peu à peu transformé le vestiaire en…

Il rêvait de football, de pelouses anglaises et de passes millimétrées. Pourtant, ce n’est ni une blessure ni un manque de talent qui a stoppé net son parcours.

Ce sont quelques mots, des regards et une honte silencieuse qui ont peu à peu transformé le vestiaire en épreuve insurmontable. Enfant, Sikou Niakaté ne vivait que pour le ballon rond. Grand, déjà 1,92 m au collège, il possédait une aisance technique rare pour son gabarit, évoluant au milieu de terrain, parfois en numéro 10. Trois heures d’entraînement par jour, une qualité de centre qui le rendait indispensable : tout semblait annoncer une trajectoire prometteuse vers le haut niveau.

Son imaginaire était tourné vers Manchester United, le maillot rouge, Beckham, Evra. Le rêve était clair, presque palpable.

Le vestiaire, lieu de rupture invisible

Ce qui a brisé cet élan ne s’est pas produit sur le terrain, mais dans un vestiaire. Une remarque de sa sœur, puis des moqueries après un match, ont déclenché une angoisse durable. La conviction d’être « anormal » s’est installée brutalement, transformant le moment de se changer en véritable cauchemar.

Accepter un club signifiait s’exposer nu au regard des autres. Une idée devenue impensable. Il renonce alors au football, résumant cette fracture par une phrase devenue emblématique : « Certains disent qu’ils se sont fait les croisés. Moi, j’ai eu les croisés du calbar ».

Un malaise qui dépasse le sport

Avec les années, cette gêne s’étend bien au-delà du football. À l’école, excellent en EPS, il refuse systématiquement la piscine. Il préfère assumer un zéro plutôt que l’exposition de son corps. Plus tard, au basket, il élabore mille stratagèmes pour éviter les douches collectives, arrivant en retard, se changeant à la hâte.

Le sport, pourtant central dans sa vie, devient progressivement un territoire miné.

Une pression liée aux normes masculines

À 34 ans, Sikou Niakaté met des mots sur ce qu’il appelle « le syndrome du vestiaire ». Il comprend que cette peur est alimentée par une pression sociale sur la virilité. La taille du sexe devient, dans son esprit, une mesure absurde de sa valeur d’homme, renforcée par des stéréotypes raciaux et des injonctions implicites.

Cette « guerre intérieure » le pousse à envisager des solutions médicales, cherchant à corriger ce qu’il perçoit comme une anomalie.

L’écart entre la peur et la réalité

Pourtant, ses expériences intimes viennent contredire ses angoisses. Ses partenaires ne perçoivent aucun problème. Le décalage entre le regard des autres et celui qu’il porte sur lui-même devient alors évident, mais difficile à dépasser. La honte persiste, nourrie par des années de silence.

Réalisateur et auteur, Sikou Niakaté décide finalement de faire de cette blessure intime un sujet de réflexion collective. Dans son documentaire Dans le noir, les hommes pleurent, il explore les masculinités et reçoit des centaines de témoignages d’hommes confrontés aux mêmes complexes silencieux.

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